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To the discovery of secret Paris, part 10.

Cette semaine, direction l’Hôtel Salé, au numéro 5 de la rue de Thorigny dans le 3e arrondissement parisien.
Un nom étrange, pour un hôtel particulier, n’est-ce pas? Pas tant que cela, au regard de son origine. L’édifice baroque du 17e siècle est construit par Pierre Aubert, un percepteur des gabelles, c’est-à-dire qu’il perçoit au nom du roi, l’impôt sur le sel. Un montant que d’aucuns devaient souvent estimer salé probablement. L’hôtel, quant à lui, a connu plusieurs occupants. Le dernier propriétaire, Gabriel Lamouroux, avocat à Mauriac (Cantal), fait réparer toutes les toitures et, après le départ des Vian pour la Gironde, trouve un nouveau locataire: la ville de Paris pour l’École parisienne des métiers d’arts.
Gabriel Lamouroux meurt le 3 novembre 1962. Deux ans plus tard, ses héritiers et certains de ses locataires sont convoqués au Tribunal de grande instance de Paris afin d’y entendre lecture de l’ordonnance d’expropriation de l’hôtel (la Ville veut alors l’affecter au musée du costume). La décision de la justice, contestée par les expropriés, est confirmée le 3 février 1966 par un jugement du tribunal des expropriations.
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Le musée du costume ne se fera pas. Après le décès de Picasso, elle cède l’hôtel Salé à l’État qui y installe le musée consacré au fondateur du cubisme. Le musée national est inaugué en 1985.
Collections permanentes de sculptures et de toiles y cohabitent du rez-de-chaussée au troisième étage.
Au riche fonds de sculptures, s’ajoute la collection de portraits destructurés peints à l’huile, et quelques céramiques.
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Fait qui mérite d’être souligné, le maître laisse derrière lui de rares paysages. L’hôtel Salé abrite notamment ceux que lui a inspirés la période où il séjourne sur la Côte d’Azur. Picasso pose ses valises et pinceaux à Vallauris en 1948 où il vivra jusqu’en 1955.
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Actuellement, le sous-sol du musée expose Sol y sombra, de Miquel Barcelò, jusqu’au 31 juillet.

Sculptures, travail des céramiques, fragments de décoration de la chapelle Sant Pere de la cathédrale de Palma de Majorque (2007) sont à parcourir pour mieux comprendre le parcours et l’oeuvre de l’artiste espagnol majorquin initialement consacré à la peinture et au dessin.

LC

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