Skip to content

Le voile : de la soumission au business

Résister, plus que jamais, telle est l’attitude qui s’impose à toute femme qui se respecte en 2016.
Dès qu’il s’agit de voile islamique, il semble que les polémiques se suivent, et que les débats se ressemblent tous.
Dans notre pays, la laïcité est non seulement un idéal mais un principe fondateur, et une loi datant de 1905. Une loi par trop souvent bafouée, et ce, de plus en plus. Sans doute est-il besoin d’en rappeler l’esprit : “La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées dans l’intérêt de l’ordre public.” La laicité ne combat pas les religions, mais garantit normalement que ces dernières n’aient aucune influence dans l’exercice du pouvoir administratif et politique.
A quelques jours de la réouverture historique par Air France de sa ligne Paris-Téhéran, le 17 avril, le personnel féminin s’est élevé contre l’obligation de porter le voile à la sortie de l’avion. Les hôtesses de la compagnie qui ont refusé de se soumettre, l’ont fait au nom de leurs convictions et de leur liberté de conscience. Le syndicat UNAC (Union des navigants de l’aviation civile) a obtenu gain de cause. L’exercice des vols Paris-Téhéran sera donc soumis à un « dispositif d’exception » pour remplacer les hôtesses qui ne voudraient pas effectuer la liaison entre les deux capitales, a annoncé la compagnie hier.
Quant à la planète mode, là non plus, il semble que ça ne tourne plus vraiment rond. Certaines grandes marques investissent dans le voile. Après Dolce & Gabbana et sa robe islamique, c’est au tour de Marks & Spencer de défrayer la chronique en proposant le burkini (maillot ultra-pudique couvrant la femme de la tête aux pieds). Pierre Bergé, ancien compagnon d’Yves Saint-Laurent et ancien président de la chambre syndicale du prêt-à-porter n’est pas le seul à s’être indigné de l’essor de la mode islamique. Derrière le phénomène de mode, un marché porteur. La philosophe féministe Elisabeth Badinter aussi, fustige ces grandes marques qui se lancent dans le business de la mode islamique et appelle à les boycotter.“La tolérance, dit-elle, s’est retournée contre celles que l’on croyait aider.”“En dix ans, le port du voile s’est répandu chez les filles des quartiers et ce du fait d’une montée de la pression islamique. Seule la loi peut protéger celles qui le portent sous cette pression“.

Invité d’une table ronde sur l’islamisme et le populisme, le premier Ministre Manuel Valls tranche : “Le voile n’est pas un phnéomène de mode, c’est un asservissement de la femme.”

LC
flight-attendent-_1961_

Be First to Comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

%d bloggers like this: