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To the discovery of secret Paris, part 8.

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Avant l'incendie des communards en 1871
Avant l’incendie des communards en 1871
Après l'incendie.
Après l’incendie.

L’Hôtel de Ville de Paris n’a pas toujours arboré le style architectural néo-Renaissance que les habitants et les badauds du monde entier lui admirent. Son emplacement a connu un passé pour le moins tumultueux. Sous la Commune de Paris, un groupe d’insurgés contre le gouvernement détruit le bâtiment érigé en 1533, dans le IVe arrondissement, lequel succédait à la bâtisse datant de 1357. La fameuse “maison aux piliers” tombait en effet en ruines au XVIe siècle, et serait alors reconstruite sous le règne de François 1er, roi emblématique de la Renaissance.

Le 4 septembre 1870, à la suite de la capture de Napoléon III par les Prussiens, le républicain Léon Gambetta fait proclamer la IIIe République, à l’Hôtel de Ville.
Au cours de son histoire, le site est le point de ralliement de maintes émeutes. La plus mémorable demeurant celle de 1871, lorsque le 28 mars, à la suite de la défaite de Napoléon III contre la Prusse, le peuple se soulève contre le régime et envahit l’enceinte de la vie administrative. C’est le début de la Commune, cette période insurrectionnelle contre le gouvernement issu de l’Assemblée nationale à peine élue au suffrage universel, qui durera à peine plus de deux mois (N.D.L.R.: 18 mars-28 mai 1871 au terme de la semaine sanglante).
Au cours de la semaine sanglante, les communards incendient les symboles du pouvoir. L’Hôtel de Ville est détruit le 24 mai 1871. Les archives et la bibliothèque de l’Hôtel de Ville ne sont guère épargnées.
Le bâtiment renaîtra de ses cendres entre 1874 et 1882 sous le trait de crayon et d’après les plans des architectes Théodore Ballu et Edouard Deperthes.

La salle des fêtes
La salle des fêtes

Le quotidien y est plus politiquement correct, depuis lors.

Et depuis 2011, le lieu s’anime même de cris et de rires d’enfants.

Bertrand Delanoë, le premier magistrat d’alors, décide, cette année-là, de restituer “les appartements du maire aux Parisiens. Si les cheminées ont été couvertes de plexiglas, le parquet en point de Hongrie et les hauts plafonds demeurent, de part en part de la crèche et de la halte-garderie, serties d’un jardin jalousement gardé par un mur d’enceinte.
Les grandes fenêtres de la façade située dans la rue de Lobau ouvrent sur l’église Saint-Gervais Saint-Protais, autre édifice remarquable dont le parvis héberge un orme dont l’histoire est presque aussi agitée que celle de l’Hôtel de Ville. Maintes fois arraché, maintes fois replanté depuis 1300, il est abattu en 1793 par les révolutionnaires qui en font des affûts de canons…Une autre rencontre à faire, prochainement dans votre rubrique découverte.
LC

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