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To the discovery of secret Paris, part 5.

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Pointe Est de l’île de la Cité, l’ancien QG des chanoines porte on ne peut mieux son nom : la rue Chanoinesse.
Ambiance rurale et bâtisses aux façades fleuries, voire arborées, sont autant d’attributs de cette artère calme au charme romantique, située entre la rue d’Arcole et le cloître Notre Dame.
Nombreux sont les personnages illustres à y avoir vécu.
Au siècle dernier, la partie Nord du numéro 12 est louée à l’Aga Khan et à sa famille. L’immeuble abrite une construction médiévale dotée d’une imposante porte.

Le numéro 14 fut la dernière demeure du médecin, biologiste et physiologiste, Xavier Bichat, décédé le 22 août 1802.

Près de deux siècles auparavant, au numéro 16, entre 1673 et 1676, le dramaturge Jean Racine vécu au deuxième étage de l’hôtel des Ursins, situé au numéro 7 de la rue éponyme, donnant sur le 16 rue Chanoinesse.
Plus proche de nous, chronologiquement parlant, le journaliste Hubert Beuve-Méry, fondateur du quotidien Le Monde, passa son enfance au 16 rue Chanoinesse.

Le numéro 18 est continuellement rythmé par les vrombissements de la compagnie motocycliste de la direction de l’Ordre Public depuis 1945.

L’immeuble du numéro 24 est composé de deux bâtiments classés aux Monuments historiques: à gauche, une devanture et une grille de débit de boisson et, à droite, un second bloc dont l’une des cours intérieures renfermant des vestiges de l’ancienne chapelle Saint-Aignan. Tandis que le N°24, dans son aile droite, vit mourir Joachim du Bellay, le 1er janvier 1560, dans une maison tout en hauteur, érigée à l’angle des rues Chanoinesse et Massillon.

 Et le plus beau joyau de la rue se trouve au numéro 8 : un édifice de briques rouges surpiquées de motifs cruciformes, qui n’est pas sans rappeler la maison en pain d’épices surgie du célèbre conte de Grimm, artifice sucré pour attirer Hansel et Gretel dans les filets de la sorcière.   Dans la vraie vie, plus  sérieusement, ce bâtiment très photographié accueille en ses murs l’école nationale de la Magistrature.

Mais vous noterez que la vraie vie de la rue et ses environs n’a pas toujours été un long fleuve tranquille. Encore moins un conte de fées. Plutôt un conte sordide : l’affaire de la rue des Marmousets (dont la partie située entre les rues d’Arcole et de la Colombe est rattachée à la rue Chanoinesse dès 1866), plus connue sous le nom de “légende du barbier et du pâtissier sanguinaires”. Le premier découpait de jeunes gens dont le second utilisait la chair pour faire commerce de petits pâtés, vers 1430. Que chacun se rassure, plusieurs siècles après ce fait divers barbare du Moyen Age, la rue a retrouvé ses bonnes manières.
Aussi, vous pourrez savourer -sans crainte de vous adonner malgré vous au cannibalisme- les cupcakes de Bertie, et autres mets préparés au Vieux Paris, dans une bâtisse du XVIe siècle recouverte de glycine.

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