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Bruce Nauman, le néant et l’accessoire

Entre ces deux pôles, l’expérience du vide, du manque de matière, du manque de contenu. Amateur de cet artiste défini (si tant est que l’on puisse le définir) comme “protéiforme”, vous risquez d’être (un peu) déçus du voyage, jusque derrière les baies vitrées immenses de la Fondation Cartier pour l’art contemporain.

Exposition gigantesque déclinée sous plusieurs formes d’expression artistique, la performance signée Bruce Nauman donne d’abord l’impression d’un rendez-vous manqué avant de laisser perplexe.

Au rez-de chaussée, deux écrans géants sur lesquels deux mines de crayons communiquent entre elles par contacts répétés pour ne pas dire répétitifs. Non, car on conservera cet adjectif pour la suite. Dans la partie droite du même niveau, le dénuement total matériellement parlant, pour laisser entendre une “oeuvre sonore” répétant inlassablement “pour les enfants”.

La déception atteint son paroxysme dans les jardins de la Fondation Cartier, où se presse une horde de journalistes de revues d’art, faisant mine d’apprécier cette autre oeuvre sonore. Cette fois il s’agit de quelques notes de piano, comme jouées par une main maladroite et débutante, toujours exprimées selon un mode répétitif, s’échappant des enceintes haut perchées… Perché, il faut sans doute l’être un peu, pour apprécier cette exposition pour le moins déconcertante.

Cher Bruce Nauman, ne m’en veuillez pas trop quand je dis que de toutes les matières, c’est le néon que je préfère en vous. Vous qui m’avez conquise autrefois, avec votre exhortation à “rêver”. Alors rêvons…

LC

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